Un des pilotes les plus heureux du retour de la Formule 1 en Australie est évidemment le pilote local Daniel Ricciardo. Celà fait plus de 1200 jours que les monoplaces n’ont plus posé les roues pour un départ sur l’île continent.

Le circuit australien à Melbourne a cette particularité de proposer d’immenses espaces arborés à l’arrière des paddock le long des allées piétonnières. C’est ce qui rend l’ambiance aussie si « spéciale ».

Plusieurs modifications ont été apportées au complexe depusi la dernière visitede la série dans l’immense ville de la côte orientale. La piste a été resurfacée et la piste des stands élargie. C’est la première fois que la surface de roulage a été refaite depuis 1996 et la première visite de la Formula 1 à Albert Park. L’objectif avoué des organisateurs et promoteurs est de faciliter et améliorer les possibilités de dépassement.

Outre les modifications de formes de nombreux virages, une quatrième zone DRS a été créée. Les performances devraient y être bien meilleures avec un gain souhaité de 5 secondes au tour. L’entrée de virage du virage 1 a été élargie de 2,5 m, dans le but de créer plus de lignes de course dans le virage. Le virage 3 a été arrondi de 4m vers l’intérieur pour permettre des dépassements.

Le virage 6 a été profondément modifié avec 7m50 ajoutés à l’apex, ce qui permet d’augmenter la vitesse de passage de 70km/h selon les simulations. La chicane constituant les anciens virages 7 et 8 a été supprimée. Le virage 11 a quant à lui été resserré pour impulser une nouvelle zone de freinage permettant théoriquement d’ajouter une possibilité de dépassement. Enfin le dernier virage modifié est le 13 qui a été élargi de 3m50.

La voie des stands a été modifiée également au niveau de l’entrée et devrait permettre une vitesse augmentée et proposer ainsi de nouvelles options de course pour les tratèges avec un passage moins chronophage dans les paddocks. Enfin, nous lm’abordions en préambule, une quatrième zone DRS a été créée, une première depuis l’introduction du système en 2011.

Robert Kubica (POL) Williams Racing FW42. Australian Grand Prix, Friday 15th March 2019. Albert Park, Melbourne, Australia.

La piste est globalement remaniée comme l’analyse Mario Isola, Directeur de la Compétition pour Pirelli Motorsport: « Par rapport aux occasions précédentes, et avec les pilotes qui n’ont pas couru là-bas depuis deux saisons, cette année, il y a quelques inconnues au Grand Prix d’Australie : tout d’abord, la configuration du circuit a été fortement révisée pour améliorer les dépassements et, par conséquent, il y a aussi un nouvel asphalte qui devrait être assez lisse. Cela signifie que la piste est susceptible d’offrir de très faibles niveaux d’adhérence au début, avec un haut degré d’évolution attendu au cours du week-end et une surface extrêmement glissante s’il pleut. Nous nous dirigerons également vers Melbourne quelques semaines plus tard par rapport aux saisons précédentes, où l’automne a déjà commencé dans l’hémisphère sud, de sorte que les conditions pourraient être plus variables. Enfin, il y a une toute nouvelle génération de voitures et de pneus que les pilotes essaient encore de découvrir. Tous ces facteurs signifient qu’il y aura beaucoup de travail à faire pour les équipes et les pilotes dans les séances d’essais libres. »

Pirelli a donc choisi de proposer de nouveaux composés dans une nouvelle gomme avec une vérification en conditions réelles de l’opportunité de ce mélange qui pourrait être utilisé sur d’autres GP.

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