Représentées uniquement par le modèle Fiesta de Ford pour le moment, la catégorie Rally3 se situe logiquement entre les Rally2 et les Rally4 sur l’échiquier des performances attendues. Toutefois, ces petites Rally2 ou encore ces Rally4 à quatre roues motrices éprouvaient quelques difficultés à se glisser à la régulière dans la fratrie. Introduite très récemment l’an passé, cette nouvelle génération de voitures étaient au début très légèrement plus puissantes que les Rally4 en bénéficiant toutefois de 4 roues motrices mais également d’une surcharge pondérale.

La FIA s’est penchée sur la question et a consenti à évoluer la réglementation en équipant désormais les Rally3 d’une bride de 31 au lieu de la bride de 30mm lors de l’introduction de ces voitures. Avec désormais un afflux d’air supplémentaire rendu possible par cette nouvelle dimension de bride et une reprogrammation adéquate, les ingés de M-Sport Pologne ont donc permis à la Rally3 de pouvoir compter sur 20 canassons supplémentaires environ. Ainsi les Fiesta fabriquées par M-Sport Poland ont creusé un écart technique net par rapport à leurs petites soeurs Rally4.

Véritable porte d’entrée aux puissantes Rally2 (ex R5) utilisées dans la plupart des championnats nationaux, les voitures de Rally3 se présentent d’emblée comme une porte d’entrée nettement moins onéreuse que leurs grandes soeurs et offrant autant de plaisir et d’attrait avec leurs 4 roues motrices. En WRC3 (le Championnat de support de cette catégorie) à l’occasion du Monte Carlo, Sami Pajari a ainsi pu cogner à la porte du top20 final en terminant P22 scratch et vainqueur de sa série.

Bien que les concurrents soient encore peu nombreux, et pas de voiture concurrente à la Fiesta, il y a fort à parier que cette série devrait croître assez rapidement notamment en ERC (Championnat d’Europe des Rallyes). En ce qui concerne le WRC3, je ne peux que vous conseiller de garder un oeil sur le jeune finlandais Sami Pajari engagé avec le numéro 41.

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