Nous sommes aujourd’hui à 2 mois du kickoff de la saison 2022 du Championnat de la Réunion des Rallyes. Alors je ne m’étendrais pas sur l’absence de remise des trophées 2021 et encore moins sur les raisons avancées…juste une précision, quand on souhaite porter un jugement, on contacte au moins TOUTES les parties concernées et on les écoute!

Alors que nombre d’équipages sont en phase de négociations pour finaliser leur budget 2022, la teneur d’une réglementation générale se pose logiquement. Du fait de la modification de nomenclature des groupes initiée par la FFSA l’an passé, la question est évidemment de savoir sir les traditionnelles coupes :A, F2000, R, 2RM seront reconduites…quid du classement général du Championnat si la prise en compte des groupes se fera selon la nouvelle nomenclature (FR1,FR2 etc…) ou selon les positions dans les groupes techniques?

Ces questions méritent largement d’être posées et d’obtenir au minimum une piste de réponse voire idéalement une réponse claire ET rapide. En effet, nombre de concurrents choisiront la définition technique de leurs autos en fonction des dispositions réglementaires. Comme les cadres et décideurs l’ont sans doute constaté, nous sommes à 10.000km de la métropole et des principaux fournisseurs et il y a une certaine inertie entre le délai de commande, d’acheminement et de montage des bolides. Pour être très clair le choix des définitions techniques se fait maintenant pour l’essentiel des (très nombreux) concurrents. Alors Messieurs les décideurs: Ligue, ASA membres de cette ligue, merci de mettre de côté votre pathétique guerre des égos et travaillez (enfin!) dans l’intérêt de ce sport.

Au rayon des propositions, après discussions, échanges, écoute mutuelle auprès des acteurs ici et ailleurs, une proposition émerge des concurrents. Pourquoi ne pas imposer une durée de parcs d’assistance de 30 minutes minimum au lieu des habitudes de 20 minutes…arguments avancés: hormis les grosses écuries, nombre d’équipages (qui permettent aux organisateurs de boucler leur lourd budget) ne disposent que d’une assistance très limitée en terme d’intervenants. D’autres structures optent pour une assistance commune et les intervenants passent leur temps à courir pour permettre aux équipages de pouvoir continuer en cas de soucis. Hors le stress engrangé, il s’agit d’éviter au mieux tout incident possible quand on intervient sur, à côté ou sous une voiture. Il n’y a pas que des TOP TEAMS!

Pour s’en convaincre, il suffit de se rendre dans les parcs d’assistance et observer attentivement le rythme de fou des équipes d’assistance. La Réunion compte aujourd’hui une moyenne de 50% d’abandons lors de chaque épreuve. Très peu d’abandons sont des conséquences de SRSG et donc l’essentiel se situe pour des raisons techniques. Or en 20 minutes (soit 17 minutes effectives) la plupart des assistance n’ont pas le temps d’intervenir complètement sur les bolides. Tomber un ski, changer certaines pièces de liaison sol ou même moteur ne peuvent se faire dans ce délai. Alors certes, celà demande une adaptation des horaires de fermeture de route pour les organisateurs mais le jeu en vaut largement la chandelle. Tout organisateur devrait se réjouir d’augmenter son ration de « rescapés ». Cette petite adaptation de temps d’assistance permettrait ainsi d’éviter la course dans les assistances, de permettre aux concurrents d’échanger avec leurs fans et leurs sponsors. Un passage à une durée minimale de 30 minutes chez les amateurs permettrait évidemment d’amener de la sérénité aux équipages et leur permettre d’évoluer en course dans de meilleures conditions. Par ailleurs, la technologie évoluant à grand pas, les interactions entre les assistances et les spécialistes de la programmation demandent un temps supplémentaire.

Un point fréquemment soulevé également concerne les parcs de regroupement. Une fois passés les 30 premiers concurrents, les faits de course de la boucle précédente, les concurrents sont souvent amenés à traverser simplement ce parc sans s’arrêter. En conséquence les bolides arrivent sur leur point d’assistance avec un moteur encore chaud, handicapant largement les équipes techniques souhaitant intervenir sur le moteur. Par ailleurs, cette augmentation de durée du parc d’assistance permettrait d’éviter de décaler l’horaire théorique de l’ES suivante afin de « recoller les morceaux » de la caravane. Enfin, pour rester sur ce point de parc de regroupement, il semblerait judicieux de pousser à ce que ces parcs soit OBLIGATOIREMENT situés juste avant l’entrée d’un parc d’assistance afin de permettre aux moteurs de redescendre en température. Certes les contraintes supplémentaires seraient bien réelles pour les organisateurs mais la sécurité des acteurs n’est elle pas à ce prix?

Assistance Credit Fabien R Photography

Le vrai plaisir pour tous les acteurs: équipages, préparateurs, spectateurs, médias réside dans un nombre croissant de bolides évoluant en fin d’épreuve. Permettre aux équipages d’éviter de devoir évoluer en Rallye 2 leur permettra également de marquer de précieux points (quel que soit la méthode d’attribution des points) au Championnat et dans les coupes. Donc avant même de botter en touche sous prétexte que VOUS décidez parce qu’élus, n’oubliez jamais: un élu ne l’est que provisoirement et sa mission est avant tout de travailler et décider dans l’intérêt du corps électoral complet et étudier toute proposition (aussi farfelue puisse t’elle paraître). En ce qui concerne la prétendue chapelle d’appartenance si vous vous reposez là-dessus, c’est que vous êtes simplement stupides et autoritaire! (smiley clin d’oeil!)

Write A Comment